Projet artistique
Il y a une sorte d’urgence !
Une provocation presque à mener sur scène un combat poétique qui parle de nous et qui nous parle.
Oser être auteur, mettre les écritures en scène, donner de la voix, est un engagement de réhabilitation de la parole « vraie » et un acte de résistance aux discours tous azimuts de notre époque.
Il s’agit de nous recentrer sur l’espace symbolique de la scène, de s’y arrêter un moment pour réfléchir la vie dans une dimension moins violente, plus humaine.
Le temps d’un spectacle nous retrouver plus proches de nous-mêmes.
Le miroir que nous voulons tendre, réfléchit un désir de beauté et reflète la nécessité du combat qu’il nous faut mener pour que les mots de l’humanisme et de la liberté restent vivants.
Oser prendre la parole c’est aussi servir ceux et celles qui n’osent pas s’y aventurer soit par excès de modestie soit parce qu’ils pensent qu’ils ne seront pas ou peu entendus. Si un mot, une phrase que nous mettons en scène touche et rejoint ce que quelqu’un.e porte d’informulé en soi alors une fenêtre s’ouvre et nos sentiments d’isolement se fissurent.
Fissurer la chape de plomb qui pèse sur nous voilà peut-être l’espoir et l’enjeu de la création contemporaine et le sens que l’Arbre à fil souhaite donner à son projet ?
Philippe Retailleau
Dans notre répertoire,
C’est un « petit Monsieur » qui parle avec la Lune :
« L’Autre seul » *
Ce sont trois femmes ordinaires, Rose, Caroline et Pauline, qui se disputent leur façon d’être femme :
« Elle commence où l’histoire des femmes ? »*
Ce sont les pièces de la maison qui racontent nos vies :
« De la cave au grenier »*
C’est « Elle », une femme suspendue à la virtualité numérique qui s’empare du texte de Léonore Chaix :
« La femme à qui rien n’arrive »
C’est le biopic théâtral d’une journaliste d’exception qui nous rappelle que la force des mots peut faire bouger les lignes :
« L’incroyable histoire de Nellie Bly »**
C'est un trio poétique et musical qui pro(po)se de la douceur :
« Prose Café »
C'est un conte poétique et musical qui invite les tout-petits à vivre un instant de douceur :
« Doudou de Jojo »**
* Une pièce de Philippe Retailleau
** Une pièce d’Aurélie Ibanez
D’une création à l’autre,
la ligne artistique de l’Arbre à fil creuse le sillon de la liberté, de la naissance à soi-même et de la résistance aux idées convenues et souvent mortifères. Le combat poétique s’engage dans l’actualité de ce que « Être » veut dire quand nous sommes simplement ce que nous sommes.
Paradoxe du théâtre où l’artifice parle vraiment de nous, paradoxe des émotions qui racontent une histoire plus intelligible que celle diffusée en continu par pléthore de canaux médiatiques.
L’Arbre à Fil écrit un théâtre contemporain où la musique a toujours sa place.
Dans le parcours qui mène « De l’écriture à l’oralité » il y a le travail du plateau. La proximité avec le propos de l’auteur est la priorité recherchée , elle guide les choix de mise en scène, de direction d’acteur et même parfois du lieu où diffuser le spectacle.
Le mot ouvre l’imaginaire sans qu’il soit besoin d’y ajouter trop d’artifices, la technique accompagne le jeu essentiel et premier, des comédiens. Nous privilégions la confiance dans le texte et notre travail consiste à le rendre accessible au plus grand nombre.
Sans être aride, l’esthétique du spectacle s’en trouve le plus souvent épurée parce que nous faisons confiance au public, à sa capacité de projeter dans le spectacle, sa propre expérience et son propre imaginaire.
Notre intention de proximité se résume au fait de tout mettre en œuvre pour que le spectacle se vive comme une rencontre, un partage d’émotions, un échange de sens dont la mise en scène facilite l’accès. Le théâtre peut être populaire sans être démagogue, l’exigence du propos et de sa mise en scène prend le public en réelle considération, elle est à son égard, une marque de respect sincère.
